Le manque de compétences n’est qu’une partie émergée de l’iceberg
J’ai fini par comprendre que le monde professionnel actuel ne se résume pas uniquement à posséder des connaissances, acquérir des compétences à travers diverses expériences. Il faut savoir se positionner. Ce positionnement nécessite de savoir parler de soi-même. Ceci n’est pas un article, c’est une réflexion écrite à haute voix.
À quel point sommes-nous capables de parler de nous-mêmes ? Qu’est-ce qu’on nous a toujours dit ? Il ne faut pas s’apprécier ni parler de soi, les autres vont s’en charger. Quel est le résultat escompté ? Nous ne savons pas nous valoriser. Nous n’arrivons pas à prendre notre place.
Prenons une vendeuse d’Ayimoulou (c’est une nourriture prisée en Afrique de l’ouest faite à base du riz et d’haricot). La vente est naturelle pour elle à force de servir ses clients. Elle est compétente et a de l’expérience. On aura tort de penser que sans parler de ses compétences elle a décroché des opportunités de vente. Son initiative de mettre son étalage de nourriture dehors est une forme de communication.

« Se dire que ce ne sont pas de véritables expériences ou compétences et être incapable d’en parler »
Revenons dans le monde professionnel. Tu es par exemple diplômé en Sociologie. Sous nos cieux déjà on fera tout pour dénigrer ce parcours d’étude en Sociologie : « Ooh Socio… tu vas faire quoi avec ça ? ». Bienvenue chez nous au Togo où l’orientation académique et l’orientation professionnelle sont quasi absentes. Cependant, la structure des critiques des choix académiques et professionnels est très opérationnelle. C’est une petite digression.
Avec la Sociologie, tu apprends la collecte et l’analyse de données, la rédaction et la gestion de projet par exemple. Tu as eu certainement l’occasion de mener des enquêtes scolaires, de simuler la rédaction de projet à la faculté. Tout cela c’est très bien. Et, surgit le problème éternel : « Se dire que ce ne sont pas de véritables expériences et être incapable d’en parler ».

Toute expérience aussi petite qu’elle soit doit être capitalisée. Comment capitaliser nos expériences ? Aussi, comment faut-il vendre nos expériences pour attirer plus d’opportunités ?
Je vais mener des réflexions. Peut-être qu’ImpAct organisera une rencontre en ligne sur « Comment capitaliser nos expériences pour ouvrir le champ des impossibilités ? ».
Nadia EDODJI
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